dimanche 23 décembre 2007

Bruno Kern veut incarner le renouveau

La tête de liste de l’Alliance dévoile les premières mesures phares qu’il prendra, si évidemment, les électeurs le choisissent pour mettre un terme à un cycle « révolu ».


«Un épiphénomène». Visiblement, Bruno Kern ne semble pas traumatisé par le départ de quelques sympathisants PS ayant décidé de faire campagne pour Étienne Butzbach. «En fait, il n’y a qu’un seul socialiste encarté, Hubert Belz qui m’a fait part de sa décision il y a trois semaines. Je n’ai ni animosité, ni rancoeur, Hubert est un ami. Je suis seulement un peu étonné».


La parenthèse étant refermée, la tête de liste de l’Alliance, regroupant le PS, les Verts et le PRG a évoqué hier lors d’une conférence de presse tenue dès potron-minet, la stratégie qui sera la sienne dans les semaines à venir.

Premier point important : l’heure n’est plus aux querelles politiciennes « à savoir qui va avec qui, qui va rejoindre qui. Cela a trop duré». Bruno Kern veut passer aux choses concrètes. Exemple: afin de mieux lutter contre les grandes agglomérations de Mulhouse ou Besançon, il souhaite mettre en place une communauté urbaine Belfort- Montbéliard, pour limiter les exécutifs et le nombre d’élus.


Ton maire sur internet
La chose ne sera pas aisée mais le moment lui paraît opportun pour engager pareille réforme. Pourquoi ? «Parce que nous arrivons à la fin d’un cycle politique ». Comprenez par là qu’une nouvelle génération d’édiles devrait accéder aux responsabilités,
A Belfort, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. À Montbéliard, il faudra sans doute se montrer plus patient…
Les socialistes et les Verts, «présents partout dans l’Aire urbaine» estiment être bien placés pour mettre en place cette structure.
Sur un plan plus municipal, Bruno Kern souhaite redonner confiance au personnel de la ville. Comment ? En ne mélangeant pas les salaries de la mairie avec ceux de la CAB.

En clair donc, plus question de mutualiser systématiquement. «Les projets que nous mènerons tiendront compte de leurs attentes et remarques ».
Le chef de file de l’Alliance entend instaurer «un renouveau des pratiques démocratiques » et modifier le règlement intérieur du conseil municipal. « Il n’est jamais bon de museler l’opposition ni la majorité, chacun doit pouvoir s’exprimer ».

On sent que Noël approche… Plus sérieusement, l’avocat veut retransmettre les séances du conseil «par Internet ou par un réseau télévisé afin que les Belfortains puissent suivre les débats depuis leur canapé».
Même volonté d’aller de l’avant au niveau des conseils de quartier. Plus question de procéder comme dans le passé avec «ceux qui savent d’un côté de la table et ceux qui ne savent pas de l’autre côté ».
Bruno Kern souhaite intensifier les liens avec les associations et ne pas subordonner les subventions aux sympathies politiques mais à la pertinence des projets.
Le chef de file socialiste se dit aussi surpris du peu de rapports que la ville entretient avec les entrepreneurs, «pas les grands pourvoyeurs d’emplois que sont Alstom ou GE mais les responsables des PME». C’est pourquoi il envisage d’instaurer un conseil informel des entrepreneurs qui sera un lieu d’échanges et de débats. Impensable de faire l’impasse sur un «agenda 21».

Alain Fousseret imagine déjà « repenser le centre ville» et emmener les Belfortains à Fribourg visiter des appartements très économes en énergie.
Enfin,Kern assure qu’il se dotera d’une permanence «mobile » et fustige Meslot, adepte du « clientélisme qui n’a d’autre projet que de s’emparer de la ville ».
Vivement la campagne officielle !


Dominique CAMPISTRON

Est Républicain

lundi 17 décembre 2007


QUI EST BRUNO KERN ?


Il est né le 31 Aout 1956 à Belfort
Marié à Belfort et depuis 20 ans à Patricia VALENZUELA-HUERTAS, Colombienne et française, née à BOGOTA, professeur d’espagnol à l’école supérieure de commerce de TROYES
Bruno Kern a 2 enfants, Gabriella, 12 ans et Julien 10 ans (Gabriella est baptisée républicainement à Belfort en 1996 et Julien en 1998).


Famille et ascendants :

Sa famille est installée à Belfort depuis 1870. Après l’annexion de l’Alsace, l’arrière Grand-père, Emile, émigre de WATTWILLER, devenu allemand, en passant le Ballon d’Alsace à Pied et s’installe à Giromagny pour rester français comme beaucoup d’Alsaciens.

Il est l’inventeur des chevilles spéciales pour arrimer les rails de chemin de fer sur le ballaste. Une vitrine de ces chevilles Kern est toujours exposée au musée du Chemin de fer de Mulhouse. A l’époque, on « kernait les voies ».
Grand-père paternel, Joseph, fondateur des « grillages Kern » dont le magasin était situé 5 rue de l’as de carreau dans l’immeuble de l’armée du salut et la petite usine de Fabrication à OFFEMONT (La première usine Kern était à Rougemont le Château).

Grand-père, Président du Conseil des Prudhommes dans les années 50.
Grand-père Maternel, conducteur de locomotive au Maroc, tué en service.
Grand-Mère Maternelle, couturière à Casablanca puis belfortaine après le mariage de sa fille
Grand mère paternelle, « Mamé » qui lui donna la SIMCA ARIANE et milita a partir de 80 ans au RPR…
2 oncles ingénieurs à l’ALSTOM (Henri Levallois (DCD) et Jean DHERS, (retraité à Belfort).


Son père, Pierre, est retraité, engagé jeune dans le commando Belfort de la brigade Alsace Lorraine (cf. article Est Républicain) il a vécu toute sa vie à Belfort en dirigeant la « Manufacture belfortaine de Grillages KERN ».

Il a été candidat malheureux aux élections municipales sur les listes de droite dans les années 60. Il est ancien Président du syndicat professionnel des lamineurs et Tréfileurs à froid.


Sa mère, Louise est née au Maroc. Décoratrice à Belfort. Elle est aujourd'hui retraitée
Sa sœur, Béatrice, infirmière puéricultrice à l’hôpital de Nancy Brabois.
Son frère, Bertrand, est Maire de PANTIN, Conseiller général de Seine ST Denis, ancien Député de Seine ST Denis de 1998 à 2002 en remplacement de Claude BARTOLONE, devenu Ministre de la VILLE.

Etudes :

Maternelle à l’école Notre Dame des Anges à Belfort
Toute la scolarité jusqu’au bac à L’institution Sainte Marie de BELFORT
Diplômé l’Institut d’Etudes politiques de Strasbourg, section « Service Public »
Licence de Droit et Maitrise de Sciences politiques de l’Université de Strasbourg « Robert Schumann ».
Maîtrise de droit privé « carrières judiciaires » de L’université de Paris 1, PANTHEON SORBONNE
Diplômé d’études approfondies en « administration publique » à Sciences PO PARIS,
Diplômé d’études approfondies en histoire contemporaine à Sciences Po Paris
Mémoire sur « Pierre DREYFUS-SCHMIDT, Député Maire de Belfort, contribution à l’Histoire des gauches en France », mention TB avec félicitations du Jury.

Divers :

Ancien capitaine de l’équipe de natation de l’ASMB BELFORT alors que Dominique VOYNET était capitaine de l'équipe féminine.
Ancienne « fine » de la promotion « bataillon de Corée » du bataillon d’officier de réserve de ST CYR COETQUIIDAN.

Carrière professionnelle :

- Ancien attaché de parquet au Tribunal militaire de LANDAU des Forces française en ALLEMAGNE
- Attaché parlementaire de Michel DREYFUS-SCHMIDT (1981 à 1984, / 1988/1989).
- Chargé de mission au cabinet du Premier Ministre, Laurent FABIUS, chargé des relations avec le Parlement. (85/86)
- Conseiller du Médiateur de la République, Paul LEGATTE, en charge de l’Urbanisme, de l’environnement et du Logement (86/89).
- Conseiller Technique de Pierre BEREGOVOY, Ministre de l’économie et des Finances (89/90).
- Directeur de Cabinet de Kofi YAMGNANE, Secrétaire d’Etat aux affaires sociales et à l’intégration (91).
- Directeur de Cabinet de Emile BIASINI, Ministre Délégué aux Grands Travaux (92/Mars93)


Prestation de serment comme Avocat en Décembre 2002.


Juin 1993 : Fondateur de Département DROIT PUBLIC et ENVIRONNEMENT d’Arthur ANDERSEN puis associé du cabinet (450 avocats) en 1995.
Janvier 2001 : Fondation de Bruno Kern Avocats devenu en 2004 une Société d’Avocats sous la forme d’une SELAS.
2 associés dont BK et un professeur agrégé de Droit Public
8 collaborateurs et 3 secrétaires


Fin 2002 : création à Belfort de « Bruno KERN Avocats Grand EST »
Quelques dossiers remarqués dans le Territoire de Belfort :
- Classement en site Amiante du site ALSTOM BELFORT.
- Permis de construire de la Mosquée du Mont.
- Défense d’une enseignante blessée à l’œil par le laser d’un élève.
- Annulation de la suspension à vie d’un joueur de Hockey de l’ASMB.
- Mise en examen du Député UMP pour Manœuvres électorales frauduleuses.
- Rupture des digues à Eloie


Autres dossiers :

- arrêtés anti-coupures électricité dans le NORD,

- arrêtés anti-OGM dans le Limousin,

- audit du gouvernement de Genève à la suite d’une votation populaire,

- indemnités aux Villes pour le transfert de la gestion des cartes d’identité et passeports.


Parcours politique

Adhérent PS en 1979 à la section de Belfort.
Membre de cabinets ministériels
Candidat aux élections cantonales de 1985 dans le canton de Belfort Centre
Maire-adjoint, président du groupe des élus socialistes d’une ville de 35.000 H en Seine-Maritime, et secrétaire de section. Membre du bureau du District de l’agglomération Rouennaise : 1989/1995. (Ne se représente pas après avoir suspendu ses activités et engagement politiques pour se consacrer à ses activités professionnelles et familiales)
2002 : ré adhésion à la section de Belfort
Porte parole de la section socialiste de Belfort depuis 2004.
Premier fédéral adjoint en charge de la Ville et de l’agglomération depuis 2005.
Candidat investit aux élections législatives sur la circonscription de Belfort-Nord en Juin 2006 : retrait au profit de Jean-Pierre Chevènement en avril 2007.
18 septembre 2007 : Investi « premier des socialistes » par les militants de Belfort, aujourd'hui il mène la liste de l'ALLIANCE pour BELFORT avec le Parti Socialiste, Les Verts et le Parti Radical de Gauche .

vendredi 14 décembre 2007

Le candidat de l'Alliance



Bruno Kern, le candidat tête de liste de l'Alliance pour Belfort

L'Alliance est une liste qui regroupe les citoyens et les formations politiques de gauche ; parti Socialiste, Verts, Radicaux de Gauche.

Interview de Bruno Kern - Est Républicain du 13 décembre 2007

Jean-Pierre Chevènement estime que le PS engage un «galop d’essai » dans cette élection municipale. Le pensez-vous ?

- Il emploie effectivement beaucoup de termes équestres, s’égarant même dans une comparaison bien peu élégante entre un âne et un étalon. Mais ce n’est pas un galop d’essai. Ou alors il faut admettre que son poulain, Etienne Butzbach, en fait également un, partant sur la même ligne de départ que moi, mais chargé comme un mulet par les déclarations inutilement provocantes de Jean-Pierre Chevènement.

Remettez-vous en cause la légitimité du maire sortant ?

- Jean-Pierre Chevènement estime que la liste de rassemblement de la gauche doit se constituer autour du maire sortant. Mais il ne s’agit pas d’Etienne Butzbach, qui est simplement un adjoint désigné à ce poste jusqu’à mars2008, ce que je ne remets d’ailleurs pas en cause. Le vrai maire sortant, c’est Jean-Pierre Chevènement, car c’est lui qui était tête de liste en 2001 et c’est donc lui que les Belfortains ont élu maire. Il sait bien que la légitimité résulte du suffrage universel, sinon il ne chercherait pas à imposer une tête de liste MRC. S’il voulait ce rassemblement derrière le maire sortant, il n’aurait pas dû démissionner. Il s’est lui-même mis hors-jeu. Je le sens plein d’amertume alors que toute la gauche belfortaine aimerait lui voir jouer le rôle d’un sage plutôt que celui d’un père fouettard distribuant bons et mauvais points.

Jean-Pierre Chevènement vous accuse de vouloir faire la peau au MRC. Est-ce le cas ?

Absolument pas, puisque je propose une liste d’union équilibrée, avec 15 socialistes, plus le futur maire, et 15 MRC, dont le futur président de la communauté d’agglomération. Il s’agit d’une vraie proposition à la différence de celle de Jean-Pierre Chevènement lorsqu’il se déclare ouvert à la discussion pour le poste de sénateur.
Sa pensée peut se résumer en une phrase: je dois garder ce que j’ai et prendre ce que je n’ai pas encore. C’est la définition même de l’hégémonisme !

L’alliance PS-Verts-PRG dont vous êtes le chef de file incarne-t-elle pour autant le véritable rassemblement de la gauche belfortaine ?

- Nous affichons en tout cas une réelle volonté d’union, ce qui n’est pas le cas de Jean-Pierre Chevènement, qui n’est pas à une contradiction près. En novembre, dans vos colonnes, il critiquait l’alliance que j’ai nouée avec les Verts et lundi dernier, toujours dans vos colonnes, il annonçait que des écologistes indépendants seraient autour d’Etienne Butzbach. Pour être sur une liste MRC, il faut faire acte d’allégeance. Pour être sur une liste de gauche à mes côtés, il faut faire acte d’alliance. On ne peut pas à la fois appeler au rassemblement et se montrer méprisant à l’égard des Verts et des radicaux de gauche, et blessant à mon égard en niant mes racines belfortaines et en jetant le discrédit sur mes compétences. J’avais proposé à Jean-Pierre Chevènement d’être son suppléant à l’élection législative pour éviter toute dissidence, ce qu’il a refusé. De même, après sa démission du conseil municipal, nous avions proposé que le poste de premier adjoint revienne à un socialiste, ce qui a été refusé au bénéfice du premier secrétaire fédéral du MRC, un antisocialiste primaire. C’est la politique du fait accompli et je me demande si Jean-Pierre Chevènement, dans son for intérieur, n’a pas la tentation de la terre brûlée pour retrouver dans la mémoire des Belfortains la reconnaissance du travail accompli qui lui a cruellement manquée dans les urnes.


Quelle est la véritable ambition d’un candidat qui est resté longtemps absent de Belfort ?

Ma seule ambition, elle est pour Belfort. Je suis né ici, j’y ai grandi et mes parents y vivent. Même éloigné, je m’y suis marié et ma fille y a été parrainée républicainement. Je trouve naturel de redonner à ma ville ce que la vie m’a apporté. Je travaille et fais travailler une quinzaine de personnes. Je ne veux pas gagner un mandat pour en tirer des indemnités et je n’ai aucun privilège à auvegarder.

Irez-vous jusqu’au bout ?

Avec Alain Fousseret, porte- parole des Verts, et Christian Leblanc, président des radicaux de gauche, nous pensons que le temps est venu de laisser les Belfortains choisir leur nouveau maire après 30 ans de vaines querelles et d’accords d’appareils scellés à Paris derrière leur dos.

Bruno Kern
Tête de liste de l'Alliance pour Belfort

jeudi 13 décembre 2007

Le Blog de l'Alliance pour Belfort

Chers amis,
On ne peut vouloir diriger une ville comme Belfort sans être ouvert, entre autre, à deux outils fondamentaux de la gestion municipale : La démocratie participative et l'outil numérique via Internet.
Ce blog en est la première concrétisation.
Vous y trouverez là l'occasion de dialoguer avec Bruno Kern et toute l'équipe de l'Alliance.
Vous pourrez également y suivre nos actions, interventions durant toute la campagne électorale.

N'hésitez pas à dialoguer avec nous durant cette campagne et ce ne sera qu'un début ...

L'équipe de campagne
de L'Alliance pour Belfort avec Bruno Kern